Bon comme je disais précédemment j'écris un peu de poésie, ça n'a rien de transcendant mais c'est une partie de moi je vous propose ici quelques poèmes. J'ai mis de l'énergie à les écrire alors si vous me les "empruntez" ayez au moins l'extrême sincérité de faire un lien vers mon site et de citer mon nom d'auteur (Adrien Foulon) parce que je veux bien partager un grand nombre de chose mais ma poésie est une part de mon être et ça je ne peux pas l'éparpiller aux quatres vents. La photo qui suit est aussi de moi donc ça revient au même que ce que je viens de dire.
La croqueuse
Mord-moi, mange-moi le corps,
Je veux sentir tes ongles griffer mon sort,
Me sentir entrer en toi,
Te faire un don total de moi.
Ta présence, véritable obsession,
Me fait frémir lorsque lors de ces tensions
Tu me fais trembler de la nuque au coccyx
M’envoyant me baigner au beau milieu du Styx.
Les autres aiment à me marginaliser
Ne comprenant pas comment je puisse continuer
A fréquenter ta destructrice compagnie
Toi, ma folle folie…
Tu as suivi jusqu’à la corde le grand Nerval
Et chez Nietzche et tant d’autres tu t’installes.
Ils t’ont tout donné sans que tu leur rendes la pareille,
Un rêveur de tournesol t’offrit même son oreille.
Qu’attends-tu de nous, hybris d’Achille ?
Toi pour qui nous torturons nos esprits !
La folie est la seule voie raisonnable,
Graveras-tu de mon sang sur ma pierre tombale ?
Encore une nuit
Le crépuscule se fait violacé
Et j’observe une chauve-souris,
Oiseau du monde de la nuit,
M’offrir un magnifique ballet.
La nuit se faufile sur la terre ;
Le froid mord ma peau
Tandis que Morphée de son échafaud
Fait tomber le lourd sommeil sur les paupières.
Serait-ce par mégarde que cette nuit encore
Le damné roi des rêves ait oublié mon corps ?
Car le seul sommeil qui puisse l’atteindre encore
Est celui qui le prendra le jour de ma mort.
Insomnies cauchemardesques qui de ce monde haï
Me forcent à être le témoin de chaque instant.
Mais la nuit les Hommes sont dormants
Et je m’évade sur les ailes d’une chauve-souris.
Brume mémorielle
Souffle rance. Matin difficile. Je me lève la tête serrée dans un étau. Un pied. L’autre. Le sol d’un froid glacial m’électrifie. Bouche pâteuse. Cigarette, la dernière. Je respire le monde à travers la cendre.
Regard circonspect. Lieu inconnu. Où ai-je encore bien pu atterrir ? Introspection. Blanc total. Allez force un peu, les souvenirs sont dans ta tête. Brouillard. Faible lueur.
J’étais parti voir une femme, la femme. Douce odeur. Doux souvenirs. Je suis ressorti de là quelques heures après, son cœur encore chaud au creux de mon corps. Douce chaleur. Bonheur intense.
Les passants m’observaient, moi, rougit de tant de plaisir. Regards en coin. Horrible et stupéfiante jalousie. Un homme s’approche de moi et m’emmène. Retour au présent. Etrange inconnu.
Il me met un collier et me récite de drôles de mots. Réalité retrouvée. Tératophobie. La trappe tombe. Autel de la mort. Horribles pensées. Je sens maintenant son cœur chaud couler entre mes doigts.
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