Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 15:37

Bon comme je disais précédemment j'écris un peu de poésie, ça n'a rien de transcendant mais c'est une partie de moi je vous propose ici quelques poèmes. J'ai mis de l'énergie à les écrire alors si vous me les "empruntez" ayez au moins l'extrême sincérité de faire un lien vers mon site et de citer mon nom d'auteur (Adrien Foulon) parce que je veux bien partager un grand nombre de chose mais ma poésie est une part de mon être et ça je ne peux pas l'éparpiller aux quatres vents. La photo qui suit est aussi de moi donc ça revient au même que ce que je viens de dire.

Armada 2008 085(2)

 

La croqueuse

Mord-moi, mange-moi le corps,

Je veux sentir tes ongles griffer mon sort,

Me sentir entrer en toi,

Te faire un don total de moi.

 

Ta présence, véritable obsession,

Me fait frémir lorsque lors de ces tensions

Tu me fais trembler de la nuque au coccyx

M’envoyant me baigner au beau milieu du Styx.

 

Les autres aiment à me marginaliser

Ne comprenant pas comment je puisse continuer

A fréquenter ta destructrice compagnie

Toi, ma folle folie…

 

Tu as suivi jusqu’à la corde le grand Nerval

Et chez Nietzche et tant d’autres tu t’installes.

Ils t’ont tout donné sans que tu leur rendes la pareille,

Un rêveur de tournesol t’offrit même son oreille.

 

Qu’attends-tu de nous, hybris d’Achille ?

Toi pour qui nous torturons nos esprits !

La folie est la seule voie raisonnable,

Graveras-tu de mon sang sur ma pierre tombale ?

 

Encore une nuit

Le crépuscule se fait violacé

Et j’observe une chauve-souris,

Oiseau du monde de la nuit,

M’offrir un magnifique ballet.

 

La nuit se faufile sur la terre ;

Le froid mord ma peau

Tandis que Morphée de son échafaud

Fait tomber le lourd sommeil sur les paupières.

 

Serait-ce par mégarde que cette nuit encore

Le damné roi des rêves ait oublié mon corps ?

Car le seul sommeil qui puisse l’atteindre encore

Est celui qui le prendra le jour de ma mort.

 

Insomnies cauchemardesques qui de ce monde haï

Me forcent à être le témoin de chaque instant.

Mais la nuit les Hommes sont dormants

Et je m’évade sur les ailes d’une chauve-souris.

 

  Brume mémorielle

 

Souffle rance. Matin difficile. Je me lève la tête serrée dans un étau. Un pied. L’autre. Le sol d’un froid glacial m’électrifie. Bouche pâteuse. Cigarette, la dernière. Je respire le monde à travers la cendre.

Regard circonspect. Lieu inconnu. Où ai-je encore bien pu atterrir ? Introspection. Blanc total. Allez force un peu, les souvenirs sont dans ta tête. Brouillard. Faible lueur.

J’étais parti voir une femme, la femme. Douce odeur. Doux souvenirs. Je suis ressorti de là quelques heures après, son cœur encore chaud au creux de mon corps. Douce chaleur. Bonheur intense.

Les passants m’observaient, moi, rougit de tant de plaisir. Regards en coin. Horrible et stupéfiante jalousie. Un homme s’approche de moi et m’emmène. Retour au présent. Etrange inconnu.

Il me met un collier et me récite de drôles de mots. Réalité retrouvée. Tératophobie. La trappe tombe. Autel de la mort. Horribles pensées. Je sens maintenant son cœur chaud couler entre mes doigts.

 

 

Par voyage-immobile.over-blog.com - Publié dans : poésie et autres bidules
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 10:00

Aujourd'hui je voudrais porter mon regard sur le premier métro. Comme vous voyez il n'y a rien de bien nouveau dans mon sujet, ce n'est pas mon but, ce blog est juste là pour me permettre d'écrire régulièrement sur des sujets plutôt simples, ça me change de la poésie que j'écris habituellement (j'en mettrai peut-être quelques extraits ici) et pour laquelle j'ai une certaine petite panne en ce moment (et oui ça arrive à tout le monde d'avoir la verve molle de temps en temps) et ça me permet surtout de ne pas perdre le contact avec l'écriture. A trop travailler sur la forme on en oublie un peu trop le fond.

J'ai pris le premier métro dernièrement pour rentrer de soirée (oui je suis un de ces parasites fêtards qui "s'amusent" la nuit) et j'avais l'esprit clair à cet instant. je me suis donc assis et j'ai regardé. On retrouvait deux types de personnes comme le dit la chanson de Bénabar, les "couche-tard" et les "lève-tôt". Cependant, je n'ai vu qu'une seule chose dans le regard de ces gens: la fatigue.

Je vais commencer par les "lêve-tot", il est plus facile de comprendre un système quand on s'en extrait, et excusez-moi du peu mais leur regard ne sentaient pas le bonheur. On a beau me dire que le travail est censé aider l'Homme à évoluer, je ne vois pas en quoi se lever à 5h30 du matin pour prendre un metro parmi des inconnus et aller jusqu'à son lieu de travail où bien souvent on ne parle pas et rentrer chez soi toujours au milieu du silence ambiant, est une grande évolution. Nous devrions possèder le travail et c'est lui qui nous possède. je comprends très bien les raisons: le loyer, la famille, etc... mais je me demande si nous respectons bien notre humanité en nous poussant à faire une chose qui nous contraint dans le but de pouvoir survivre. Où est la liberté dans tout ça? Sartre nous dirait "L'homme est condamné à être libre". J'y ai cru à cette omniprésence de la liberté et je l'espère toujours mais j'ai l'impression que nous nous sommes créés une société virtuelle et non pas humaine qui ne prend en compte que des intérêts primitifs visant à la survie d'un système qui apparemment ne permet qu'une évolution ambigüe. Je suis peut-être un utopiste mais je me dis que c'est en espérant l'absolu que le monde ira de l'avant.

Pour en revenir au sujet initial, il y a les "couche-tard". Ce sont souvent des jeunes (oui les premiers parasites de notre société qui, elle, ne voit pas l'importance que nous avons). Ils ont le sourire pour certains ou le regard vide tout dépend de la soirée passée. Au fond cependant, on voit apparaitre la même fatigue. fatigue de ces soirées à répétition qui sont là pour créer du lien social, faire comme les plus grand, essayer d'être heureux mais tout ceci est un marché de dupe. Depuis quand l'enivrement ou l'absorption de substances plus ou moins diverses amène le bonheur? Il ne faut pas être aveugle malheureusement, la majorité de ces soirées connaissent la réalité de ces échappatoires. j'ai vu dans les yeux de ces usagers du métro une détresse que j'ai moi aussi ressenti avant de m'en faire une force. Comment trouver le bonheur? Où est le bonheur? Les fêtards ne sont pour moi que des aventuriers désabusés à la recherche de cette réponse. Nous sommes tous d'ailleurs à la recherche de cette réponse "couche-tard" et "lêve-tot" seulement nous ne suivons pas les même chemins, nous perdant tous dans des illusions.

Alors, habitués du premier métro, au lieu de rire intérieurement du comportement des autres, profitez de cet intermède pour partager. Nous avons tous à apprendre de nos chemins respectifs pour en créer un, utopie mon amour, plus beau je crois

Par voyage-immobile.over-blog.com - Publié dans : Observations et reflexions
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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 13:36

Premier article de ce blog et dernier pour vous, j'aime cette idée, ce concept des blogs qui finissent par le début.

Donc voilà c'est pas facile d'écrire son premier texte comme ça, ce n'est pas mon premier blog mais c'est la première fois que je mets autant de cadre à mes écrits.

J'étais donc installé comme ça au milieu de la gare Lille Flandres (mais ça aurait pu être la gare de X ou autre ceci n'a pas d'importance tant qu'il y a des voyageurs) et je suis resté plus d'une heure à regarder les gens. Oui je suis de ces gens qui mettent mal à l'aise les plus sensibles en osant regarder le monde qui les entoure et même s'arrêter. A quoi bon cela sert d'avancer sur un chemin si on ne peut même pas le contempler la tête nichée dans ses pensées?

J'étais donc là, debout, et j'y suis bien resté une heure, jubilant je ne sais pour quelle raison à voir les gens courir, rire, désespérer,etc... Les gares sont vraiment un révélateur de notre condition humaine (ouh ouh que c'est bateau et simple ce que je dis mais ça fait du bien de le voir écrit!)

J'ai détecté plusieurs types de personnes fréquentant les gares: nous allons tout d'abord commencer par les plus nombreux les passagers. Ceux-ci semblent avoir de nombreux points communs: écouteurs dans les oreilles, journal ou petit bouquin, oeil rivé sur la montre/horloge et aussi sur le tableau d'affichage des trains au départ. Le passager est souvent seul et stressé, la peur et la colère le prennent dès qu'une petite seconde de retard est affichée. le passager a un objectif, il doit aller d'un point A à un point B et ceci grâce à l'aide magnifique de la SNCF qu'il ne cesse de critiquer comme pour pallier au bouillonnement qui est en lui. En effet, le passager quoi qu'il en soit a peur du déplacement car il ne peut pas contrôler celui-ci et toute petite perte d'un horaire fixe, d'un cadre stable l'emmène dans des plaines ô combien douloureuse...

Chez les passagers, une différence se fait aussi entre les jeunes et les moins jeunes (ou les vieux et les moins vieux c'est pareil c'est juste une question d'hypocrisie, `nous sommes tous jeunes voyons, la jeunesse c'est "in your mind, all is alright John" '). Le jeune est souvent entouré de ses potes ou alors il nie complètement le monde avec son super casque musical à double oreillette mega chauffante et surtout qui empêche tout bruit extérieur d'entrer dans ses petites oreilles. Il est nonchalant. "Un billet à composter? pfiou j'ai fait ça toute ma vie et même quelques fois je fraude parce que je suis un rebelle et puis ils ont qu'à pas nous faire chier avec leurs grèves ça sera bien fait pour eux comme ça" (propos entendu et plus ou moins transformé,modifié, amplifié,exagéré et pleins de mots en -é à la gare Lille Flandres). Tout est cool, le jeune est-il stressé? Pas du tout en apparence mais en fait il bout comme les autres sauf qu'il a envie d'être différent et ça ça le tue parce qu'il ne peut pas, ça risquerait de foutre en l'air l'image qu'il se forme. le jeune jette souvent des regards à droite à gauche parce que mine de rien il aimerait bien rencontrer quelque chose de nouveau, l'aventure quoi, il reste encore un peu de rêve dans son humanité. Les moins jeunes eux sont bien plus souvent droits dans leur botte. Jamais en retard, toujours en stress total de l'erreur "Il y a un sens pour le billet dans la composteuse tu crois?" "-Elle est où la voie 1? -Bah surement à côté de la 2 je pense! -Je la vois pas, t'es sur qu'on s'est pas trompé? (toujours entendu à Lille Flandres ça m'a réchauffé le coeur cette petite touche de détresse face à l'inconnu je n'ai pas pu résister à citer ce petit couple à l'aspect sympathique). Et puis il y a les habitués, ceux qui foncent droit devant, sans un regard pour les autres, TIME IS MONEY, j'ai pas le temps pour discuter avec des inconnus, quelle idée saugrenue d'ailleurs, personne le fait je vois pas pourquoi je commencerais. et puis il y a aussi les inclassables parce qu'il existe aussi des gens différents de tous les clichés reçus même si ils sont peu nombreux à mon goût (je suis moi-même un cliché à part entière, celui du pseudo intellectuel qui constate mais n'agit pas).

Il n'y a pas que les passagers dans une gare, il y a aussi ceux qui attendent quelqu'un. Leur attitude est à peu près semblable aux passagers dans la phase d'attente mais lors des retrouvailles, on sent le soulagement et parfois le bonheur de la retrouvailles. J'ai pour image magnifique cette petite fille qui court et saute dans les bras de son papa, excusez-moi ça fait très scène de film mais c'était tellement spontané que j'ai touché la beauté du bout du doigt. Et puis les voir partir de la gare, soulagés de quitter cet endroit pour retrouver la bulle confortable du quotidien.

Dans les gares on peut voir d'autres choses aussi, les parasites comme la société les appellent: les SDF, les mecs complètements bourrés, les zonards, les rêveurs qui se baladent. Ceux-là je les aime bien, ils ont pleins de choses à raconter et sont toujours partant pour une bonne discussion. Ce sont peut-être eux qui ont raison au final et c'est pour ça qu'on les rejette, ils sont tellement humains dans une société qui n'en a plus l'image qu'on en fait des marginaux pour ne pas voir que ce qui s'est brisé c'est notre reflet à nous..

Sur ceux je vous laisse à bientôt pour de nouvelles aventures.

ABBEVILLE_-_La_Gare.JPG

Par OverBlog - Publié dans : Observations et reflexions
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